Façadisme

Mécanique

La peinture sur bois pourri : repeindre ce qui n'existe plus

Un film neuf posé sur du bois dégradé ne le consolide pas. Il l'empêche de sécher et masque l'endroit exact où l'eau entre.

4 min

Partager
Menuiserie et planche de rive repeintes sur un bois dégradé
Le film franchit la zone tendre : il tient sur une matière qui n'en est plus une.

Une menuiserie repeinte ressemble à une menuiserie réparée. C'est exactement ce qui rend le geste commode : le bois mort disparaît sous le film, et le film finit par ne plus tenir que par le bois mort.

Où le bois se trouve, sur une façade qu'on croit minérale

On parle de ravalement comme s'il ne s'agissait que de maçonnerie. Sur la plupart des maisons, le bois occupe pourtant les positions les plus exposées de la façade.

Les menuiseries d'abord : ouvrants, dormants, petits bois, pièces d'appui. Le dormant est scellé dans la maçonnerie et ne se voit qu'à moitié ; sa traverse basse est la partie la plus sollicitée de la fenêtre, et celle qu'on repeint sans jamais la déshabiller. Les appuis ensuite, en bois ou recouverts d'une pièce rapportée.

Puis tout ce qui appartient à la toiture et déborde sur la façade : planches de rive, about de chevrons, sous-faces de dépassée, lambris de sous-toiture. Ces pièces sont les plus arrosées par la pluie battante et les plus difficiles à observer depuis le sol, ce qui suffit à expliquer leur état moyen. Enfin les ouvrages de peau : bardages, lambris de pignon, volets battants avec leurs écharpes et leurs pentures. Et, sur le bâti ancien, les pans de bois apparents, qui ne sont pas un habillage posé sur un mur mais le mur lui-même.

Cette énumération décrit la liste des postes qu'un devis de ravalement traite au forfait, en une ligne, sans sondage, parce que ce sont ceux qui se peignent le plus vite.

Comment le bois pourrit, et pourquoi ce n'est pas une affaire de pluie

Un bois exposé à la pluie ne pourrit pas. Un bois qui reste humide pourrit. La distinction n'est pas de vocabulaire : c'est tout le sujet.

Les champignons lignivores, ceux qui décomposent la matière du bois, ont besoin de trois choses simultanément : de l'oxygène, une température modérée, et une teneur en eau du bois supérieure à un certain seuil. Les deux premières sont acquises sur une façade. Le seuil d'humidité, lui, ne l'est pas. En dessous, la colonisation ne démarre pas, et un bois peut rester en place très longtemps sans se dégrader. Au-dessus, et surtout de façon durable, les filaments s'installent et consomment la matière.

Ce que consomment ces champignons décide de l'aspect final de la pièce.

La pourriture fibreuse s'attaque d'abord à la lignine, la matière qui rigidifie la paroi des cellules : le bois pâlit, prend un aspect filandreux, se défait en fibres qu'on arrache à la main comme de la filasse.

La pourriture cubique consomme surtout la cellulose : le bois brunit, se rétracte, se fend en travers et en long, et se découpe en petits cubes qui s'effritent sous la pression du pouce. Elle est la plus trompeuse, parce que la surface peut rester présentable longtemps alors que le cœur est déjà réduit en poudre.

Dans les deux cas, ce qui est perdu, c'est la cohésion mécanique. Le bois attaqué ne tient plus la vis ni la charnière, ne transmet plus les efforts. Il occupe encore le volume, et c'est là toute l'illusion : une pièce entièrement dégradée conserve sa forme tant que rien ne vient l'écraser.

L'humidité durable ne vient pas d'une pluie spectaculaire, mais d'un défaut minuscule et permanent. Le bois n'a pas besoin d'être noyé : il a besoin de ne jamais sécher complètement.

Pourquoi la peinture accélère ce qu'elle prétend arrêter

Une peinture opaque de menuiserie est un film, et elle oppose une résistance élevée au passage de la vapeur d'eau, puisqu'on lui demande de protéger le bois de l'eau liquide. Sur un bois sec et correctement rejeté d'eau, ce film fait son travail. Sur un bois déjà humide, il fait l'inverse.

L'eau contenue dans la pièce ne peut plus sortir par la face traitée. Elle continue pourtant d'arriver, par les faces qu'on n'a pas peintes : la feuillure, la face cachée du dormant, la sous-face de l'appui, l'arrière d'un lambris, la partie enterrée d'un poteau. Le bois qui reçoit l'eau d'un côté sans pouvoir la rendre de l'autre s'équilibre à une teneur en eau plus élevée qu'avant travaux. La peinture n'a pas arrêté la dégradation : elle en a relevé le régime.

À cela s'ajoute le mouvement. Le bois travaille : il gonfle en absorbant, se rétracte en séchant, et le fait surtout dans le sens transversal aux fibres. Un film rigide posé sur une pièce qui travaille subit ce mouvement en permanence. Il cède là où l'adhérence est la plus faible ou la contrainte la plus forte : sur les nœuds, plus résineux et plus denses ; le long du fil, où le retrait est le plus différentiel ; sur les abouts, où la pièce respire le plus.

Le décollement se produit par l'arrière, et c'est le point important : la cloque ne naît pas d'un défaut de la peinture, elle naît du support. Une fois crevée, elle laisse entrer l'eau de pluie, qui se retrouve piégée sous un film l'empêchant de ressortir. La zone dégradée s'étend désormais plus vite qu'une zone jamais peinte.

L'about de fil, la face par laquelle tout se joue

Une pièce de bois n'absorbe pas l'eau de la même façon selon la face qu'on lui présente.

Les faces latérales, celles qu'on voit, sont des coupes longitudinales : les cellules y sont couchées et l'eau doit traverser des parois pour progresser. Les extrémités sont des coupes transversales : on y a sectionné les vaisseaux dans leur longueur, ce sont des tubes ouverts, et l'eau y monte par capillarité comme dans un buvard.

Il en découle une conséquence que les chantiers rapides ignorent : un about non protégé condamne la pièce entière, quel que soit le soin apporté au reste. On peut poncer, égrener et appliquer des couches successives sur les faces visibles, avec un bon produit : si la coupe basse d'un montant, l'about d'une planche de rive ou l'extrémité d'une écharpe de volet reste nue, l'eau entrera par là, remontera dans la pièce, et le film soigné empêchera ensuite le séchage.

C'est aussi pourquoi la dégradation commence par le bas. Les abouts bas reçoivent l'eau qui ruisselle sur toute la hauteur, ils sont au contact de la pièce d'appui, et ils sont les derniers à sécher. Regarder une fenêtre par le bas renseigne davantage que la regarder de face.

Le point d'entrée que personne ne traite

La pourriture d'une pièce de bois de façade n'est presque jamais un défaut du bois. C'est la conséquence d'un défaut situé à côté, en amont, dans le trajet de l'eau. Traiter la pièce sans traiter ce défaut revient à changer un pansement sans fermer la plaie.

  • Le joint de mastic entre le dormant et la maçonnerie, ouvert, durci, décollé sur une partie de son développé. C'est le point d'entrée le plus fréquent, et le moins cher à reprendre.
  • Le rejingot d'appui absent, arasé par un ancien ragréage, ou formé sans pente, de sorte que l'eau stationne au lieu de partir.
  • Le larmier en sous-face d'appui, jamais exécuté ou encrassé au point de ne plus rompre le filet d'eau, qui revient lécher la façade et le pied de la menuiserie.
  • L'appui dont la pente est nulle ou inversée, et qui renvoie l'eau vers le bois.
  • La gouttière ou la descente qui déborde ou se désolidarise, et arrose en continu une zone précise de la façade à chaque pluie.
  • Les éclaboussures de pied de façade, quand le sol est dur, sans bande drainante, et rejaillit sur les bas de bardage et les pieds de poteau.
  • Le contact direct du bois avec la terre ou avec un béton de pied, sans coupure ni ventilation.

Aucun de ces sept points ne concerne la peinture. Tous décident de sa durée de vie.

Le test qui prend quelques minutes

Il existe une manière simple de savoir si un bois est encore du bois. Elle ne demande ni appareil ni formation, et elle se fait devant le client.

On appuie une pointe — tournevis fin, lame, pointe de couteau — sur la zone suspecte, en commençant par les abouts, les traverses basses et les pieds de poteau. Sur un bois sain, la pointe marque à peine et il faut forcer. Sur un bois attaqué, elle s'enfonce sans effort, parfois sur une profondeur qui n'a rien à voir avec l'aspect de la surface.

On frappe ensuite du dos de la main ou d'un manche. Un bois sain répond par un son clair et sec ; un bois dégradé répond par un son mat, sourd, sans résonance. La différence s'entend d'une pièce à l'autre du même ouvrage, et vous l'entendez aussi bien que le professionnel.

On regarde enfin. La couleur change, brunit ou blanchit selon le type d'attaque. La matière devient spongieuse, garde l'empreinte, ne revient pas. Passer l'ongle suffit à emporter des fibres ou de petits fragments cubiques. Quand la peinture tient encore, un décollement souple qui bouge sous le doigt indique de l'eau derrière.

Règle de la maison : on sonde avant de peindre. Un professionnel sonde et vous montre ce qu'il trouve. Un vendeur peint, puis facture, et découvre le problème au chantier suivant — celui d'un autre.

Prenons un cas de figure type

Il n'est celui d'aucun chantier en particulier. Il ressemble à beaucoup.

Une maison de bourg, deux niveaux, menuiseries bois d'origine, volets battants. Le propriétaire constate que la peinture s'écaille en bas des fenêtres du rez-de-chaussée, côté rue. Il demande un ravalement avec reprise des boiseries.

La visite est brève. On mesure, on compte les ouvrants, on note « menuiseries bois : décapage, ponçage, impression, deux couches de finition ». Personne ne démonte un volet, ne sonde une traverse basse, ne regarde la sous-face des appuis. Le devis est clair, complet en apparence, et compétitif.

Les zones écaillées sont grattées jusqu'à ce qu'elles tiennent, c'est-à-dire jusqu'à la limite du décollement visible, pas jusqu'au bois sain. La matière molle rencontrée en traverse basse est reprise à l'enduit de rebouchage, poncée, rendue lisse. L'ensemble est peint, et le rendu est plus régulier qu'avant, parce que le rebouchage a effacé les irrégularités.

Le premier hiver ne montre rien. Le deuxième fait apparaître une ligne de faïençage sur les traverses basses, à l'endroit exact des rebouchages, parce que la matière rapportée et le bois ne bougent pas ensemble. Le troisième ouvre la ligne. L'eau entre par la fissure, se retrouve enfermée, et le bois qui était simplement humide devient un bois attaqué. Il ne s'agit plus de peindre : il s'agit de remplacer.

Personne n'a menti. Ce qui a été vendu a été exécuté. Le problème est que cela ne pouvait pas fonctionner, et que rien dans le devis ne permettait de s'en apercevoir.

Ce qui aurait dû être fait

L'ordre des opérations n'est pas négociable, parce que chaque étape conditionne la suivante.

Purger. Gratter, décaper, dégager jusqu'à rencontrer du bois qui résiste à la pointe. L'opération agrandit le problème au lieu de le réduire : la zone molle est toujours plus étendue que la zone visible. C'est justement pourquoi elle renseigne.

Mesurer l'ampleur réelle. Une attaque superficielle n'appelle pas la même décision qu'une traverse évidée sur toute sa section. Trois voies se choisissent sur ce constat : la greffe, où l'on coupe la partie dégradée et où l'on rapporte une pièce de même essence, ajustée et collée dans les règles ; le remplacement de l'élément entier, quand la greffe deviendrait plus longue que la fabrication ; la dépose complète, quand plusieurs pièces structurantes sont touchées.

Traiter préventivement le bois sain conservé, en profondeur, et saturer les abouts avant assemblage plutôt qu'après.

Rétablir les rejets d'eau : rejingots, larmiers, pentes, joints périphériques, évacuations. Sans cette étape, tout le reste est provisoire.

Ventiler. Un bois qui peut sécher par au moins une face vieillit lentement. Une lame d'air derrière un bardage, un jeu conservé sous un appui, une feuillure non colmatée sur tout son pourtour : ces détails valent davantage que le produit de finition.

Et seulement alors, finir, avec un système microporeux dont le film laisse passer la vapeur tout en freinant l'eau liquide. Quand l'entretien futur doit rester simple, une lasure vaut mieux qu'un film opaque : la question n'est pas seulement de savoir comment l'ouvrage se comportera, mais comment il se reprendra.

Deux entretiens qui n'ont rien à voir

C'est le point qui décide de ce que coûtera la façade sur plusieurs décennies, et il tient en une différence de mode de vieillissement.

Un film opaque épais se dégrade en s'écaillant. Il perd son adhérence par plaques, et les plaques restantes tiennent encore. La reprise suppose d'éliminer ce qui ne tient plus et de raccorder ce qui tient ; comme le raccord se voit, on finit par décaper l'ensemble. L'entretien est rare, lourd, coûteux. Il se reporte donc, et pendant ce temps le bois reste exposé là où le film est parti.

Un produit microporeux, une lasure en particulier, se dégrade en s'amincissant. Il perd de la matière régulièrement, sans décoller, en éclaircissant. La reprise consiste à nettoyer, égrener légèrement, recharger. L'entretien est plus fréquent, mais chaque intervention est courte et sans décapage.

L'arbitrage n'est donc pas entre un beau rendu et un rendu moins couvrant. Il est entre un entretien rare et coûteux que l'on repousse, et un entretien fréquent et léger que l'on tient. Le second protège mieux, précisément parce qu'il est plus facile à faire.

Le cas du pan de bois

Un colombage n'est pas une décoration appliquée sur une maçonnerie. C'est une ossature porteuse dont les vides sont remplis par un hourdis, et l'ensemble n'a jamais été conçu pour être étanche : il a été conçu pour sécher.

Le remplissage traditionnel — torchis, brique hourdée à la terre ou à la chaux, moellon hourdé à la chaux — est perspirant : il absorbe l'humidité, la transporte et la restitue par évaporation. L'eau qui pénètre repart par le même chemin, et le bois, en contact permanent avec ce remplissage, sèche avec lui.

Enduire un pan de bois au ciment, ou le recouvrir d'un film fermé, supprime cette respiration. Le mortier de ciment est rigide, peu perméable, et il ne travaille pas comme le bois. Le mouvement saisonnier du colombage ouvre un jeu à l'interface, l'eau entre par ce jeu et ne peut plus ressortir : elle reste au contact d'une matière qui ne sèche pas. On obtient une pièce de bois enfermée dans un manchon humide, autrement dit un piège. Les poteaux se dégradent d'abord en pied, au contact de la sablière basse et du soubassement, c'est-à-dire là où l'on ne regarde pas.

La règle inverse est simple. Le hourdis doit rester plus perméable que le bois, affleurer ou se retirer légèrement par rapport au nu des pièces, jamais les recouvrir, afin que l'eau qui ruisselle quitte l'ouvrage par le bas au lieu de stagner sur une arête. Et le pied du colombage doit être écarté du sol et de l'eau rejaillissante par un soubassement qui joue ce rôle, non par une bande de peinture.

Le bâti de Brionne et de Pont-de-l'Arche

Deux communes de la zone illustrent ce mécanisme mieux qu'une explication générale, parce qu'elles cumulent les trois conditions : du bois en façade, de l'eau disponible, et un air qui sèche mal.

Brionne est en fond de vallée de la Risle. L'air y reste chargé une bonne partie de l'année, les brouillards de vallée s'y tiennent tard le matin, et le bâti ancien y comporte des pans de bois en nombre. Un colombage de Brionne ne dispose pas des conditions de séchage d'un pan de bois de plateau exposé au vent d'ouest. Ce qui pardonne ailleurs ne pardonne pas là : un about mal protégé, un hourdis refait au ciment, un pied de poteau au contact d'un enrobé, et l'humidité reçue ne repart plus dans la saison.

Pont-de-l'Arche présente une configuration voisine, au bord de la Seine, avec des pans de bois de centre ancien et un tissu contraint par le tracé des anciens remparts. La proximité du fleuve entretient une hygrométrie élevée, et l'implantation serrée prive certaines façades de tout ensoleillement direct. Une façade nord de rue étroite, à Pont-de-l'Arche, ne sèche jamais vraiment entre deux pluies d'automne. Le même film appliqué sur la façade sud et sur la façade nord d'une même maison ne se comportera pas pareil, et c'est presque toujours la seconde qui appelle une reprise en premier.

Sur ces deux communes, l'erreur coûteuse n'est pas de mal peindre. C'est de peindre sur un bois dont la teneur en eau ne redescend jamais assez, parce que le diagnostic a été fait avec les habitudes d'un bâti de plateau.

Pourquoi le geste fautif est commode

Le geste ne persiste pas parce que le métier ignore ce qui précède. Il persiste parce que les incitations vont toutes dans le même sens.

Peindre est prévisible. On connaît la surface, le rendement, les couches, le temps de séchage ; on chiffre juste et on tient le délai. Purger ne l'est pas : on ne sait ce qu'on trouvera qu'en ouvrant. Un poste imprévisible est un poste qu'on préfère ne pas inscrire, ou qu'on inscrit en majorant, ce qui rend le devis moins compétitif face à celui qui ne l'a pas inscrit du tout.

Une façade repeinte se voit le jour même. Une façade réparée ne se voit pas : plusieurs journées passées à greffer des abouts, reprendre des rejingots et rétablir une évacuation ne produisent aucun changement visible depuis la rue. Le même montant, dans un cas, achète un résultat immédiat ; dans l'autre, l'absence d'un désordre futur que personne ne verra jamais, puisqu'il n'aura pas eu lieu.

Ce n'est pas de la malveillance. C'est une simplification de chantier, encouragée par la manière dont les devis sont comparés. Elle se corrige à un seul endroit : au moment où l'on décide de ce qui sera écrit sur le papier.

Ce qui se lit sur un devis

Un devis de ravalement se lit d'abord par ce qu'il ne contient pas.

Le poste « menuiseries » présenté au forfait, sans mention d'un sondage préalable ni d'une surface identifiée, décrit une opération de peinture, pas une remise en état. Il ne devient un poste de réparation qu'au moment où il distingue les ouvrages entre eux.

L'absence de toute ligne de remplacement partiel est le second signal. Sur un bâtiment dont les boiseries ont vécu, il est peu probable qu'aucune pièce ne demande de greffe. Un devis qui n'envisage pas cette hypothèse la découvrira sur l'échafaudage, dans un rapport de force qui ne sera plus le vôtre.

L'absence de reprise des appuis, des rejingots, des larmiers et des joints périphériques est le troisième. Ces travaux coûtent peu et décident de tout. Leur absence signifie que la cause n'a pas été cherchée.

Enfin, l'absence de famille de produit. « Peinture microporeuse » ou « lasure » n'est pas une marque, c'est une caractéristique, et elle peut s'écrire. Un devis muet sur ce point ne permet pas de savoir ce que coûtera l'entretien suivant.

Ce qui reste

Un bois pourri sous une peinture neuve n'est pas un bois protégé qui aurait mal vieilli. C'est un ouvrage dont on a supprimé le seul symptôme qui permettait d'agir à temps. La peinture n'a rien réparé, rien consolidé, rien ralenti : elle a rendu le diagnostic impossible, et elle l'a fait pendant la durée exacte où la réparation restait simple. Le jour où le film cède, l'arbitrage n'est plus entre entretenir et remplacer. Il n'y a plus qu'un terme.

À lire ensuite